Prévenir et soigner

Que faire si on croit qu’un proche est atteint du TSPT? D’abord l’encourager à parler de l'événement, se montrer soutenant, ne pas minimiser ses émotions et l’inciter à consulter un professionnel de la santé, si des symptômes apparaissent et persistent.

Le rôle du clinicien sera d’offrir au patient la possibilité de parler de ce qui lui est arrivé. Il lui prodiguera aussi de l’information sur les options thérapeutiques, qu’il s’agisse de psychothérapie ou de médication. Il importe de bien expliquer au patient de quoi il souffre, de lui signaler qu'il est normal de réagir à un événement traumatique. On doit sensibiliser les membres de la famille aux symptômes du TSPT, les encourager à écouter la personne atteinte, même si cela peut paraître pour eux exagéré. Il est reconnu que la réponse au traitement sera meilleure si les interventions thérapeutiques sont faites rapidement après le diagnostic du TSPT. Il faut donc encourager les personnes ayant des symptômes de TSPT à consulter rapidement des professionnels de la santé.

Les troubles du sommeil sont souvent la porte d'entrée à la consultation médicale. Des sédatifs ou des hypnotiques peuvent être prescrits pour une brève période de temps. Les antidépresseurs sont considérés comme le traitement de première ligne : ils sont sûrs, efficaces et contribuent à réduire les différents symptômes du TSPT en diminuant l'anxiété et en favorisant le sommeil, permettant parfois l'arrêt des sédatifs. Enfin, plusieurs autres classes de médicaments pourront être utilisées si le patient présente des symptômes sévères. Ces traitements pharmacologiques sont offerts par des équipes spécialisées.

Les interventions psychothérapeutiques les plus recommandées pour le TSPT incluent la thérapie comportementale, la thérapie cognitive ou encore la thérapie cognitivo-comportementale. En ce qui concerne l’approche dite EMDR (Eye Movement Desentization and Reprocessing), elle semble efficace, mais à ce jour, les preuves d’efficacité n’ont pas été établies de façon concluante.

Bien qu’une personne donnée puisse s’améliorer avec la médication seule ou avec la psychothérapie seule, il est acquis que les chances d’amélioration sont meilleures lorsque les deux modes thérapeutiques sont appliqués en même temps. La réponse au traitement est variable et difficile à prévoir. Actuellement, les études scientifiques portent tant sur l'évaluation des traitements pharmacologiques et psychologiques reconnus que sur l'élaboration de nouvelles approches qui pourraient améliorer ces traitements. Ces études tentent aussi de mettre en lumière des indicateurs qui permettraient de mieux prédire la réponse aux traitements.
 
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